PRESS

«A l’instar des arbres majestueux, les racines de l’artiste Elisabeth Mironenko plongent très profondément dans un sol rendu fertile par le mélange et le métissage. Des fastueuses iconostases surchargées par la richesse de l’iconographie orthodoxe à la sobriété des pages noircies par l’étude de la Torah, la plurivocité de son héritage esthétique nourrit une Œuvre ambitieuse à la croisée des chemins.

Vestige d’un monde éternellement sur le point de disparaître, ses tableaux mais également ses dessins et ses carnets, s’adressant à l’œil autant qu’à l’esprit, constituent le reflet fidèle d’une personnalité éclectique à la puissance imaginante sans limite.

L’artiste nous invite à pénétrer dans son univers où l’Histoire et la mémoire, continuellement réactivées par la citation et les influences qui s’y imbriquent joyeusement, s’imposent comme de véritables sujets.»

Romain Arazm, auteur-curateur, Paris, 2019

« — Eli Mironenko manipule enduits et pigments naturels, convoquant le hasard et le recommencement,jusqu’au seuil de la destruction. Ainsi, elle confère à l’image une matérialité, souvent objet d’une tension entre effacement du motif et révélation des sous-couches. Par ces gestes, elle imite le passage du temps — ou peut- être l’accélère — tandis que le motif se trouve pris au piège du support, figé dans l’éternité. Dans ses œuvres, elle explore des récits sacrés ou intimes, vécus ou fantasmés, parfois entremêlés, hors du temps, et laissant au regardeur la sensation d’un espace suspendu entre mémoire et perception. »

Léa Nedwed, curatrice, Paris, 2026


⭑ Article dans Point Contemporain 2020

⭑ Entretien filmé par l’auteur-curateur Romain Arazm (MAZART)

⭑ Radio Decibel : Septembre 2017 interview sur l’ouverture de l’Atelier Matis + Mai 2018 Interview sur l’expo 5/70 + Juillet 2018 Grande Interview sur l’expo Myth (Solo show)

⭑ La Dépêche du Midi 2017 / Le Petit Journal du Lot 2017 / Dire Lot 2017 /






«Elisabeth était du monde — elle en venait des quatre coins, et de bien d’autres encore, plus mystérieux, plus profonds, plus secrets, plus enfouis, refaisant malgré tout surface après de longues années d’oubli, par-delà les générations, les dissimulations et les apostasies : atavisme immémorial et indéracinable d’un peuple pour son pays. Néanmoins, quatre grandes régions semblaient se détacher avec plus de netteté au-dessus du paysage de son existence, flottant au-dessus d’elle comme autant de fantômes lumineux d’un passé qu’elle espérait saisir. En elle, les mers chaudes de Méditerranée semblaient se joindre et se confondre aux lacs glaciaux de Sibérie, et le sang des Cosaques se mêler à la pourpre des soleils tardifs d’Europe et d’Hespérie. Tenait-elle plus des steppes et des plaines de l’Asie ? ou de terres ancestrales éparpillées en cent pays ? Demeurait-elle une citoyenne de la Grande Russie ? ou descendait-elle des monts qui ferment le pays de Judée et Samarie ? Nul n’aurait su le dire, pas même elle-même, sinon elle-même, car elle était du monde — l’ineffable patrie. »  

Gilles Wauthoz, écrivain-poète-philosophe, Bruxelles 2019